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Comment choisir son organisme de bilan de compétences ?

Comment choisir son organisme de bilan de compétences ?

Peut-on faire confiance à un organisme de bilan de compétences certifié QUALIOPI ?

Vous avez certainement vu fleurir le logo QUALIOPI un peu partout pour les organismes de bilan de compétences. Il est le plus souvent suivi de la mention : « éligible CPF ».

Vous l’aurez donc compris, la certification QUALIOPI donne lieu à un financement grâce à votre compte formation. Ce qui est une bonne chose pour vos finances, mais est-ce pour autant un gage de qualité quant à la prestation ?

Lorsque j’ai passé la certification QUALIOPI et que j’en parlais à mes proches, quasiment tous sans exception supposaient qu’il s’agissait d’une certification qui me permettait de réaliser des bilans de compétences. Or il n’en est rien ! Une personne qui a les qualifications requises peut dispenser des bilans de compétences sans pour autant être certifiée QUALIOPI. Vous le saviez déjà ? Et bien je vous assure que ce n’était pas le cas de mon entourage.

Les avantages de la certification QUALIOPI

Outre l’avantage du financement, la certification QUALIOPI a le mérite de valider les processus d’informations, de gestion administrative, de vérifier que l’accompagnement a été réfléchi et construit, de valider aussi les compétences des intervenants et la manière dont ils continuent de se former.

Elle m’a réellement permis de structurer mon accompagnement en me posant les bonnes questions sur le processus de A à Z, en m’appuyant sur les bons textes de lois pour rédiger les documents administratifs obligatoires. Elle est donc un gage que j’appellerais de « minimum syndical ». Mais de là à dire, qu’elle permet de certifier que le bilan de compétences et la personne qui le dispense sont de qualité, je dirais que ce n’est pas forcément le cas. Ne confondons pas qualité des process et qualité de l’accompagnement qui est et restera de l’ordre de l’humain. Même s’il est vrai qu’il est préférable qu’il soit structuré et cadré.

Comment choisir parmi la longue liste des organismes certifiés ?

Alors pour choisir au mieux votre organisme, faites confiance à votre intuition !

Le bouche à oreille c’est bien, mais restez souverain de votre choix. Un organisme qui a convenu à l’un de vos collègues ou ami peut ne pas vous convenir.

Soyez déjà au clair avec vos objectifs, cela vous permettra de passer la liste au travers d’un premier filtre. Ensuite, lisez bien les descriptifs du contenu, du déroulé, des moyens pédagogiques et écoutez votre instinct sur ce qui vous convient le mieux. Enfin et surtout, échangez avec la personne susceptible de vous accompagner et bien sûr écoutez votre feeling. Vous allez passer du temps avec elle sur plusieurs mois. Vous allez lui déposer de nombreuses informations parfois intimes. Alors surtout choisissez l’accompagnant qui saura vous mettre en confiance et qui surtout vous donne envie !

Pour en savoir plus sur la certification Qualiopi

https://www.maformation.fr/actualites/certification-qualiopi-62332

Bilan de compétences : Identifiez vos mentors 

Je vous livre ici l’une des techniques dans mon parcours de bilan de compétences.

C’est un moment en général très agréable parce qu’on se connecte à un émotionnel très positif.

Les questions sont : qui admirez-vous ? Cela peut être des personnes de votre entourage, des héros de BD ou de séries, des personnages célèbres. Et surtout pourquoi les admirez-vous ?

Identifier ses mentors n’est pas très difficile en général. Le pourquoi l’est davantage. Et c’est là que réside toute ma plus-value. Faire émerger les raisons et les liens avec ce qui est important pour la personne.

Lorsque j’ai effectué cet exercice pour la 1ère fois, c’était lors de ma formation en coaching il y a plus de 10 ans et je suis étonnée de constater que cela n’a pas bougé depuis. Je ne dis pas que ce n’est jamais le cas. Mais en tout cas les personnes ou personnages qui nous touchent à un moment de notre vie, j’ai tendance à dire que ce sera vrai pour le reste de notre vie. D’autres mentors peuvent néanmoins venir renforcer les rangs de ce que j’appelle notre « staff ressource ».

Et je me rappelle que lors de cet exercice, j’avais été surprise par ce qui avait surgi dans mon esprit spontanément. Alors que les autres évoquaient des noms comme Gandhi, Nelson Mandela, Sœur Emmanuelle, Pierre Rhabi, moi c’était … Indiana Jones, Ally Mc Beal, Julia Migenes Johnson, Maurice Béjart, Mr Gaston (mon prof de français au collège) et Mlle Musso (ma prof de maths au collège) … C’étaient les personnes et personnages qui m’avaient fait vibrer. J’avoue avoir été un peu dépitée de ne pas avoir cité de grands personnages.

Et comme j’avais été authentique dans mes réponses, j’avais trouvé sans mal les raisons pour lesquelles je considérais ces personnages comme mes mentors :

  • Indiana Jones, alias Harrison Ford me transportait par son goût pour l’aventure, son expertise dans son domaine, son sens de l’humour, son ingéniosité
  • Ally Mc Beal, alias Calista Flokhart, me touchait par son imagination, sa sensibilité, son expertise et son intelligence, sa franchise et sa capacité à s’entourer d’amis fidèles
  • Julia Migenes me subjuguait par son charisme, sa confiance en elle, son talent, la force qui se dégageait d’elle
  • Maurice Béjart me fascinait par sa créativité, son originalité
  • Mr Gaston était gravé dans ma mémoire par son humanité, sa gentillesse, sa capacité à faire rêver.
  • Melle Musso m’avait donné le goût des maths grâce à sa joie de vivre, sa gentillesse, sa grande pédagogie, son image de femme indépendante

En faisant cette analyse, je suis exactement retombée sur ce que j’avais déjà identifié comme important pour moi : l’expertise, la créativité, l’humour, la franchise, l’humanité, l’indépendance. Cela m’a renforcé dans mes valeurs et mes leviers de motivation.

Et pour finir cet exercice, la petite cerise sur le gâteau est d’imaginer le message que vous aimeriez entendre de toutes ces personnes. Je vous assure que quand vous l’aurez fait, vous vous sentirez pousser des ailes !

Vos mentors qu’ils soient fictifs ou réels constituent vos ressources dans lesquelles vous pouvez puiser à volonté tout au long de votre vie.

Dans le cadre d’un bilan de compétences, cet exercice est incontournable pour à la fois découvrir ses aspirations et les renforcer.

C’est d’ailleurs une question que vous pouvez avoir lors de vos entretiens de recrutement, donc autant y réfléchir avant. cf article ci-dessous

https://www.letudiant.fr/jobsstages/lettres-de-motivation_1/s-entrainer-aux-entretiens/quelle-est-la-personne-que-vous-estimez-le-plus-.html

Être à sa place : Concept à la mode ou besoin vital ?

Être à sa place : je m’attaque à la question existentielle qui me poursuit depuis toujours ! Cette histoire de place ne concerne pas que le domaine professionnel. Il peut s’agir de sa place dans une famille, au sein d’un groupe d’amis, dans un couple, ou dans la société. Autant vous dire que l’on pourrait en débattre pendant des pages et des pages. Il y a tellement de choses à dire. D’ailleurs je pense que ce sujet reviendra régulièrement dans mes écrits, puisqu’il est le fil rouge de mon activité.

Je vous avoue que longtemps et encore aujourd’hui, je me suis agacée de lire cette expression un peu partout. Elle a été galvaudée et utilisée pour vendre des programmes de coaching. Je ne condamne pas mes confrères, j’exprime juste mon agacement en tant que personne qui a eu du mal à trouver sa place et à comprendre même ce concept. Plus on me disait qu’il était important de trouver sa place, moins je me sentais à ma place, et plus je me sentais dans l’incapacité de la trouver. Et pourquoi étais-je autant sensibilisée à cette question qui ne semblait pas du tout effleurer la plupart des gens autour de moi ?

Ai-je aujourd’hui la réponse ? Je ne prétendrai pas avoir la recette magique pour se sentir à sa place. Loin de là. Néanmoins, je suis passée de l’idée de « concept » à l’expérimentation. En fait, au lieu d’aller de l’intellectualisation à la concrétisation, j’ai emprunté le sens inverse : je suis partie de mes ressentis dans certaines situations et j’ai fait une sorte de modélisation pour comprendre pourquoi à ce moment-là je m’étais sentie à ma place.

Et j’ai réalisé que ce n’était pas un simple concept « spirituel » mais bien un état de bien-être. Dans cet état, on se sent aligné, serein, en sécurité, « plein ». Et cela fait sacrément du bien ces états de grâce, quel que soit le domaine dans lequel il se déclenche !

Au niveau professionnel, en me basant sur mon expérience et celles des personnes que j’accompagne, je mesure cet état à l’énergie ressentie, à la propension à ne pas se laisser déstabiliser par des propos extérieurs. Quand on se sent à sa place, on peut déployer une volonté incroyable pour atteindre un objectif. On se sent légitime et pourvu d’une force indéfectible. Les doutes disparaissent pour ne laisser la place qu’à l’envie d’avancer. Mais surtout, une joie intérieure nous relie à ce que nous sommes vraiment. Cette joie est une sorte de baromètre nous disant que nous sommes enfin connectés à notre être profond. Et dans ces moments, nous avons l’impression de pouvoir gravir des montagnes plus hautes les unes que les autres tout en restant serein et confiant. Parce que nous savons que c’est le bon chemin sur lequel nous respectons notre personnalité et qu’il suffit juste d’avancer pas à pas.

Bien sûr, pour respecter sa personnalité encore faut-il la connaître ou en tant cas la conscientiser. D’où le travail important de connaissance de soi important dans le cadre du bilan de compétences. Et l’expérimentation des métiers ou activités identifiées permet réellement de ressentir si c’est juste ou non.

Donc non, se sentir à sa place n’est pas juste un concept. Et je souhaite à tout le monde de ressentir au moins une fois dans sa vie ce que cela procure d’être à sa place.

Pour approfondir le sujet, vous pouvez lire l’article ci-dessous :

https://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Confiance/Articles-et-Dossiers/Trouver-sa-place/Comment-vraiment-trouver-sa-place

Épanouissement au travail : Qu’est-ce qui vous rend heureux ?

L’épanouissement au travail passe forcément par l’accomplissement de choses qui nous rend heureux me direz-vous. Mais êtes-vous capable de répondre facilement à cette question : qu’est-ce qui vous rend vraiment heureux ?

Je suis parfois surprise par la difficulté que certaines personnes ont à répondre à cette question. Les jeunes comme les adultes d’ailleurs peinent à dresser des listes de ce qui déclenche une émotion de joie chez eux. Et pourtant je leur pose la question de manière générale et non uniquement dans le cadre professionnel.

Vous pouvez vous sentir perdu dans le flot de la vie au point de ne plus être connecté à vos émotions, vos ressentis et ne plus savoir ce qui vous rend vraiment heureux.

Vous pouvez à un moment de votre existence, être tellement en mode automatique que vous avez perdu la notion de plaisir au profit de la notion de contrainte. Vous pouvez aussi vous laisser influencer par la société, les autres en général au point de ne plus savoir ce qui vous fait vibrer réellement.

Une scène du film « Just Married » avec Julia Roberts m’a marquée. A force de rencontrer des hommes différents et de faire des efforts d’adaptation à chacun d’entre eux, elle ne sait même plus comment elle aime la cuisson de ses œufs. Un jour elle les fait cuire de différentes façon et elle les goûte les uns après les autres pour savoir ce qu’elle aime vraiment, elle, débarrassée de toute influence extérieure. Ça parait tout bête mais vous êtes peut-être dans ce cas dans certains domaines.

Un moyen efficace pour vous reconnecter à votre nature profonde est de faire un saut dans le passé et de vous rappeler ce que vous aimiez lorsque vous étiez enfant : les activités que vous faisiez, ce qui vous procurait de la joie. Ne cherchez pas des choses compliquées. Parfois, face à ma question, on me répond : « Je ne faisais rien de particulier, je n’avais aucun don » ou « Je n’avais aucune activité en-dehors de l’école ».

Mais n’oubliez pas qu’un don n’est pas forcément une virtuosité au piano. Il peut être simplement le don de se faire des amis ou encore d’avoir de l’imagination. Et même si vous n’aviez pas d’activités périscolaires, l’école n’est-elle pas un fabuleux terrain de jeux qui permet d’observer les différentes personnalités ?

Pour ma part, je me suis rappelée à quel point j’adorais être la confidente de toutes mes amies et cela s’est poursuivie à l’âge adulte. Avant même d’être coach, mes amis me remerciaient pour mes « coaching » souvent sur le sujet du cœur. Je me suis aussi souvenue que j’étais un « boute-en-train » avec une capacité à entraîner les autres. J’arrivais à mobiliser une cour entière autour de jeux collectifs. Je me suis ainsi reconnectée à mon moteur intérieur et je me suis alignée à qui je suis.

Alors si vous êtes dans une démarche de bilan de compétences ou de réflexion personnelle sur votre orientation professionnelle, n’oubliez pas de faire appel à votre enfant intérieur pour vous reconnecter à votre source de plaisir, de bonheur.

Rallumez les étincelles dans votre cœur !

Un lien intéressant sur les leviers de l’épanouissement professionnel :

https://www.bloomr-impulse.com/blog/8-leviers-panouissement-professionnel-entreprise