Cap Destin

Changer de voie professionnelle : Osez l’autobiographie

Lorsque j’accompagne une personne qui veut changer de voie ou trouver sa voie, je propose l’exercice de l’autobiographie. Et j’ai immanquablement des yeux ronds, des soupirs désespérés et des moues dubitatives. Et pourtant ! cet exercice est juste formidable et devrait être utilisé davantage, même en dehors d’un coaching en orientation professionnelle.

Notre culture, qui nous a enseigné la pudeur et l’humilité, nous empêche d’aller vers ce genre d’exercice facilement jugé d’égocentrique. Mais parler de soi, de ses valeurs, décrire ses qualités, évoquer ce qui est important pour soi est au contraire la meilleure façon de s’ouvrir vers l’extérieur, de donner une sorte de mode d’emploi pour mieux communiquer avec les autres.

Peut-être est-ce le terme d’autobiographie qui fait peur ou est difficile à comprendre. Les jeunes, principalement ont du mal avec cet exercice et se contente de me dire leur nom, leur âge, leur lieu de naissance et de vie, le nombre de frères et sœurs et c’est à peu près tout ce qu’ils arrivent à exprimer. Comme s’ils se résumaient à une sorte d’extrait de naissance.

Pourtant lorsque j’arrive à cet exercice, c’est généralement après de longues séances d’introspection, pendant lesquelles nous avons mis en évidence tout ce qui définit la personne et tout ce qui est important pour elle. Il y a donc de la matière pour le contenu.

Peut-être est-ce aussi l’écriture qui est un frein. Tout le monde n’a pas des facilités pour écrire. J’ai pensé à un moment le faire moi-même pour la ou le coaché. Mais j’ai réalisé que ce n’était pas lui rendre service. Cela ne mobilise pas de la même manière. Le faire soi-même permet de réaliser une synthèse, de dire ce que l’on a envie d’exprimer d’essentiel, de prendre du temps avec soi.

Plusieurs techniques sont possibles. Il faut juste trouver celle qui vous parle le plus en fonction de votre situation ou de votre sensibilité. Mais se projeter dans un scénario, quel qu’il soit, permet de ressentir les mots que l’on écrit.

  • Vous pouvez imaginer l’épitaphe que vous souhaitez voir inscrite sur votre tombe ou imaginer ce que vous souhaiteriez que les gens disent sur votre lit de mort ou lors de vos obsèques. Bon je vous l’accorde, ce n’est pas très réjouissant comme image mais c’est efficace !
  • Vous pouvez aussi vous projeter dans un entretien d’embauche ou encore dans une rencontre amoureuse pour laquelle vous avez envie d’exprimer à votre moitié tout ce que vous souhaitez qu’il ou elle sache de vous.
  • Soyez encore plus fou ! vous rêvez de faire partie d’un équipage qui va partir dans l’espace, et vous devez convaincre sur le bien-fondé de votre intégration dans l’équipe.

Une bonne autobiographie nécessite une introspection mais elle doit aussi être écrite avec le cœur. Il peut s’agir d’un autoportrait, du déroulé de votre vie de manière chronologique, de mémoires. La forme peut être un poème, un récit. Elle peut être écrite à la 1ère ou 3ème personne. A vous de décider du style.

A vos plumes ! Et ne soyez pas modeste !  Vous êtes bourrés de qualités et de talents ! Prenez-en juste conscience.

« Tout le monde est un génie ! Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il croira toute sa vie qu’il est stupide » Albert Einstein

Être à sa place : Concept à la mode ou besoin vital ?

Être à sa place : je m’attaque à la question existentielle qui me poursuit depuis toujours ! Cette histoire de place ne concerne pas que le domaine professionnel. Il peut s’agir de sa place dans une famille, au sein d’un groupe d’amis, dans un couple, ou dans la société. Autant vous dire que l’on pourrait en débattre pendant des pages et des pages. Il y a tellement de choses à dire. D’ailleurs je pense que ce sujet reviendra régulièrement dans mes écrits, puisqu’il est le fil rouge de mon activité.

Je vous avoue que longtemps et encore aujourd’hui, je me suis agacée de lire cette expression un peu partout. Elle a été galvaudée et utilisée pour vendre des programmes de coaching. Je ne condamne pas mes confrères, j’exprime juste mon agacement en tant que personne qui a eu du mal à trouver sa place et à comprendre même ce concept. Plus on me disait qu’il était important de trouver sa place, moins je me sentais à ma place, et plus je me sentais dans l’incapacité de la trouver. Et pourquoi étais-je autant sensibilisée à cette question qui ne semblait pas du tout effleurer la plupart des gens autour de moi ?

Ai-je aujourd’hui la réponse ? Je ne prétendrai pas avoir la recette magique pour se sentir à sa place. Loin de là. Néanmoins, je suis passée de l’idée de « concept » à l’expérimentation. En fait, au lieu d’aller de l’intellectualisation à la concrétisation, j’ai emprunté le sens inverse : je suis partie de mes ressentis dans certaines situations et j’ai fait une sorte de modélisation pour comprendre pourquoi à ce moment-là je m’étais sentie à ma place.

Et j’ai réalisé que ce n’était pas un simple concept « spirituel » mais bien un état de bien-être. Dans cet état, on se sent aligné, serein, en sécurité, « plein ». Et cela fait sacrément du bien ces états de grâce, quel que soit le domaine dans lequel il se déclenche !

Au niveau professionnel, en me basant sur mon expérience et celles des personnes que j’accompagne, je mesure cet état à l’énergie ressentie, à la propension à ne pas se laisser déstabiliser par des propos extérieurs. Quand on se sent à sa place, on peut déployer une volonté incroyable pour atteindre un objectif. On se sent légitime et pourvu d’une force indéfectible. Les doutes disparaissent pour ne laisser la place qu’à l’envie d’avancer. Mais surtout, une joie intérieure nous relie à ce que nous sommes vraiment. Cette joie est une sorte de baromètre nous disant que nous sommes enfin connectés à notre être profond. Et dans ces moments, nous avons l’impression de pouvoir gravir des montagnes plus hautes les unes que les autres tout en restant serein et confiant. Parce que nous savons que c’est le bon chemin sur lequel nous respectons notre personnalité et qu’il suffit juste d’avancer pas à pas.

Bien sûr, pour respecter sa personnalité encore faut-il la connaître ou en tant cas la conscientiser. D’où le travail important de connaissance de soi important dans le cadre du bilan de compétences. Et l’expérimentation des métiers ou activités identifiées permet réellement de ressentir si c’est juste ou non.

Donc non, se sentir à sa place n’est pas juste un concept. Et je souhaite à tout le monde de ressentir au moins une fois dans sa vie ce que cela procure d’être à sa place.

Pour approfondir le sujet, vous pouvez lire l’article ci-dessous :

https://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Confiance/Articles-et-Dossiers/Trouver-sa-place/Comment-vraiment-trouver-sa-place

Épanouissement au travail : Qu’est-ce qui vous rend heureux ?

L’épanouissement au travail passe forcément par l’accomplissement de choses qui nous rend heureux me direz-vous. Mais êtes-vous capable de répondre facilement à cette question : qu’est-ce qui vous rend vraiment heureux ?

Je suis parfois surprise par la difficulté que certaines personnes ont à répondre à cette question. Les jeunes comme les adultes d’ailleurs peinent à dresser des listes de ce qui déclenche une émotion de joie chez eux. Et pourtant je leur pose la question de manière générale et non uniquement dans le cadre professionnel.

Vous pouvez vous sentir perdu dans le flot de la vie au point de ne plus être connecté à vos émotions, vos ressentis et ne plus savoir ce qui vous rend vraiment heureux.

Vous pouvez à un moment de votre existence, être tellement en mode automatique que vous avez perdu la notion de plaisir au profit de la notion de contrainte. Vous pouvez aussi vous laisser influencer par la société, les autres en général au point de ne plus savoir ce qui vous fait vibrer réellement.

Une scène du film « Just Married » avec Julia Roberts m’a marquée. A force de rencontrer des hommes différents et de faire des efforts d’adaptation à chacun d’entre eux, elle ne sait même plus comment elle aime la cuisson de ses œufs. Un jour elle les fait cuire de différentes façon et elle les goûte les uns après les autres pour savoir ce qu’elle aime vraiment, elle, débarrassée de toute influence extérieure. Ça parait tout bête mais vous êtes peut-être dans ce cas dans certains domaines.

Un moyen efficace pour vous reconnecter à votre nature profonde est de faire un saut dans le passé et de vous rappeler ce que vous aimiez lorsque vous étiez enfant : les activités que vous faisiez, ce qui vous procurait de la joie. Ne cherchez pas des choses compliquées. Parfois, face à ma question, on me répond : « Je ne faisais rien de particulier, je n’avais aucun don » ou « Je n’avais aucune activité en-dehors de l’école ».

Mais n’oubliez pas qu’un don n’est pas forcément une virtuosité au piano. Il peut être simplement le don de se faire des amis ou encore d’avoir de l’imagination. Et même si vous n’aviez pas d’activités périscolaires, l’école n’est-elle pas un fabuleux terrain de jeux qui permet d’observer les différentes personnalités ?

Pour ma part, je me suis rappelée à quel point j’adorais être la confidente de toutes mes amies et cela s’est poursuivie à l’âge adulte. Avant même d’être coach, mes amis me remerciaient pour mes « coaching » souvent sur le sujet du cœur. Je me suis aussi souvenue que j’étais un « boute-en-train » avec une capacité à entraîner les autres. J’arrivais à mobiliser une cour entière autour de jeux collectifs. Je me suis ainsi reconnectée à mon moteur intérieur et je me suis alignée à qui je suis.

Alors si vous êtes dans une démarche de bilan de compétences ou de réflexion personnelle sur votre orientation professionnelle, n’oubliez pas de faire appel à votre enfant intérieur pour vous reconnecter à votre source de plaisir, de bonheur.

Rallumez les étincelles dans votre cœur !

Un lien intéressant sur les leviers de l’épanouissement professionnel :

https://www.bloomr-impulse.com/blog/8-leviers-panouissement-professionnel-entreprise

Les tests de personnalité : Suffisants ou non ?

Les tests de personnalité fleurissent sur le net. Il est facile aujourd’hui d’accéder à toutes sortes de tests au demeurant intéressants pour certains. J’en utilise et je reconnais qu’ils m’aident à mieux cerner une personnalité.

Mais n’avons-nous pas trop tendance à ranger les personnalités dans des cases ?

Ces tests permettent de donner des grandes lignes et d’examiner les convergences, les récurrences. Ils ont le grand avantage de permettre un échange sur des traits de personnalité, de faire des liens avec les expériences de vie. Bien évidemment, je ne prends jamais pour vérité absolue les résultats des tests. Je demande à la personne si elle est d’accord avec le résultat. Si cela lui parle, comment peut-elle l’illustrer avec des exemples précis ? Je ne me fie pas à un test, à un algorithme. Tout l’intérêt d’un coach est justement de décrypter les résultats et de faire émerger de la personne elle-même ses traits de personnalité, car qui mieux qu’elle se connaît ?

Mais ce que je préfère par-dessus-tout, c’est demander une chose très simple : interroger les proches.

Par pudeur, timidité, humilité on ne pense pas à demander à sa famille, ses amis, ses collègues ce qu’ils pensent de nous. Leur demander simplement quelles sont nos qualités, nos talents, ce que pour quoi ils feraient appel à nous s’ils avaient besoin de quelque chose. On peut avoir peur de les embarrasser ou de paraître égocentrique. Et pourtant, la réalité est toute autre. En général, cet échange est même très bien vécu.

Au-delà de la mine d’information, chacune des personnes que j’ai coachées est revenue nourrie par cet exercice. Certains ont reçu de vraies déclarations d’amour de la part de leurs parents, amis. Il est tellement rare, dans notre culture, de se complimenter, de prendre le temps de renvoyer à l’autre la façon dont on le voit (je parle de la vision positive de la personne).

Vous pouvez me dire que ce n’est que l’image que les autres ont sur vous et que ce n’est pas forcément la façon dont vous vous voyez. D’après Jung, c’est le Persona, le masque, la part de la personnalité qui organise le rapport de l’individu à la société, la façon dont chacun doit plus ou moins se couler dans un personnage socialement prédéfini afin de tenir son rôle social. En général, les personnes se reconnaissent dans l’image que les autres leur renvoie. Mais parfois, certains sont surpris sur certains traits de caractère qu’ils n’avaient pas vraiment identifiés ou qu’ils ne s’autorisaient pas à reconnaître. Et il est justement très intéressant de voir la distorsion entre ce Persona et l’image que la personne a d’elle-même. Ce simple exercice donne lieu à des discussions passionnantes qui permettent d’en apprendre énormément sur soi.

Donc bien sûr que non, les tests de personnalité ne sont pas suffisants. Ils ne sont qu’un outil parmi d’autres et offrent l’intérêt d’une base de discussion.

Osez demander à vos proches comment ils vous perçoivent ! Vous en sortirez grandement enrichi.

Vous pouvez aussi faire ce test qui est intéressant :

https://www.idrlabs.com/fr/test.php