Cap Destin

Mission de vie : mythe ou outil d’orientation professionnelle ?

La mission de vie : Est-ce un concept « spirituel » ou un outil précieux si vous êtes en quête d’une nouvelle orientation professionnelle ?

Cette notion de « mission de vie » m’a à la fois passionnée et énormément plombée à certains moments de ma vie, plus précisément dans les moments de doute quant à mon orientation professionnelle.

J’étais passionnée par cette idée de but, d’utilité, de sens. Je m’imaginais en mère Teresa. J’avais une haute opinion de ma mission de vie. Mais le temps passant, cette vision de ma mission de vie m’a plombée parce que je voyais bien que j’en étais loin. Je me suis enlisée dans une vie matérielle dans laquelle je ne voyais plus le sens de ce que je faisais. Et j’ai beaucoup culpabilisé en me disant que je passais à côté du but de ma vie.

Comme si ma vie avait besoin d’un but ! Comme si j’avais besoin de justifier mon existence par mon utilité !

Jusqu’au jour où je me suis recentrée et je me suis dit qu’il était temps d’arrêter de rêver à de grands desseins et surtout arrêter de devoir absolument me trouver une mission ! J’ai réalisé que tout ce que je faisais au quotidien avait tout autant de sens et d’utilité que mes grands rêves pour sauver l’humanité et la planète. J’ai compris que la mission de vie pouvait se traduire par des choses aussi simples et petites soient-elles : prendre soin de ses parents, adopter des animaux, écouter ses amis, aider les autres à trouver leur voie.

La notion de mission de vie est l’illustration de l’histoire du colibri : une petite contribution à une plus grand cause. Commençons par nous et par rayonner autour de nous pour apporter notre contribution à quelque chose de plus large.

  • En prenant soin de mes parents ou de mes vieux voisins, je contribue à prendre soin des personnes âgées et faire avancer la cause de la vieillesse
  • En adoptant des animaux et en m’impliquant dans des associations, je m’investis dans la cause animale
  • En écoutant mes amis, en étant présente pour mon voisinage ou en m’impliquant dans ma commune, je prends part à la cause de l’entraide
  • En aidant les autres à trouver leur voie, je contribue à un monde apaisé où chacun est épanoui et peut faire rayonner son bonheur.

Donc non ! la mission de vie n’est pas un mythe ! Mais je n’aime pas trop ce terme même si je l’utilise dans mes accompagnements. Je trouve que ce mot met une pression là où il ne devrait pas y en avoir. En fait, trouver sa mission, c’est juste prendre conscience de ce que l’on aime faire, de ce que l’on fait facilement et avec plaisir. Et si on a besoin de se sentir utile, assumons-le. C’est ce que l’on aime faire alors respectons-le.

Votre mission est là, juste devant vous ! Vous ne l’avez juste pas identifiée ou valorisée. Voyons petit pour voir grand !

Mais pour trouver du sens au quotidien, comprendre notre mission de vie, nous avons besoin de nous sentir aligné, en accord avec nos valeurs et notre nature profonde. Nous avons besoin de conscientiser ce qui nous touche et la manière dont nous avons envie de contribuer au monde.

Prenez juste conscience de ce que vous faîtes déjà naturellement et de ce qui vous anime et vous trouverez facilement votre mission de vie. Et nourrissez la dans votre travail, dans votre vie personnelle. Il y a plusieurs manières de l’honorer.

Ce simple exercice peut vous donner une direction précieuse quant à votre orientation professionnelle. C’est une façon de revenir à votre « être » et au-delà du métier, de vous demander quelle contribution vous souhaitez apporter au monde.

« Ne juge pas chaque jour aux récoltes que tu fais mais aux graines que tu sèmes » Robert Louis Stevenson

Pour compléter votre lecture, rendez-vous sur le site psychologie :

https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Decouvrir-notre-mission-de-vie-ce-pour-quoi-nous-sommes-faits

Changer de travail : Connectez-vous aux causes qui vous touchent

Chercher la ou les causes dans le monde qui vous touchent peut paraître très éloigné de votre envie de changer de travail. Et pourtant …

Il faut d’abord bien poser le cadre. Quand je dis « cause dans le monde », je suis sûre que vous avez immédiatement pensé à la paix ? Bien sûr que c’est une cause importante et d’autant plus en ce moment !

Mais peut-être que justement pour avoir la paix dans le monde, faut-il défendre des causes qui aideront le monde à aller dans ce sens ? Comme la communauté, le vivre ensemble, l’éducation, l’entraide, la solidarité, l’égalité, la justice, la démocratie, la jeunesse, la vieillesse.

Pour trouver la cause qui vous porte, c’est simple : pensez à ce qui vous met en colère ou ce qui vous anime. Y a-t-il un sujet pour lequel vous seriez prêt à consacrer votre vie ? Quelles causes seraient susceptibles de vous faire agir, sortir dans la rue manifester ? Quelles sont les sujets qui vous tiennent à cœur ?

Quand vous avez identifié la ou les causes, je vous conseille de vous détendre et de fermer les yeux et d’imaginer le monde tel que vous le souhaiteriez sous le prisme des causes que vous avez identifiées.

Je vais vous décrire le monde tel que je l’ai imaginé il y a plusieurs années et qui est toujours d’actualité. J’ai visualisé un monde quasiment identique au monde du film de Coline Serreau, « la belle verte ». C’est un film que je viens de voir alors que ma vision date d’il y a 10 ans !

C’est un monde où les gens vivent en communauté mais tout en respectant les individualités. Une communauté qui vit au plus près de la nature dans le respect absolu de la faune et la flore. Un monde où les jeunes sont très vite sensibilisés au bien vivre ensemble, à la bienveillance. Un monde dans lequel le système éducatif n’est pas focalisé sur la connaissance mais aussi sur le jeune en tant qu’« être » en lui permettant de développer ses talents et de trouver sa place. Les jeunes et les vieux vivent ensemble et prennent soin les uns des autres.  Un cadre existe mais les règles laissent beaucoup de liberté aux gens en les responsabilisant. Le respect et la créativité sont des valeurs très fortes dans cette communauté qui est revenue à une économie de troc.

Vous ne voyez toujours pas le lien avec le métier que j’exerce ? Je pense que si ! Il était évident que je voulais permettre aux jeunes et moins jeunes de révéler leurs talents pour trouver leur place. Mon cadre d’accompagnement répond totalement à l’espace de liberté, de respect et de créativité que j’ai imaginé. Mes nombreux animaux participent parfois au coaching et apportent leur contribution. Parfois la nature s’invite aussi car rien de mieux qu’une balade au bord de l’océan pour débloquer une situation.

Cette vision a été tellement forte et nourrissante qu’il y a 10 ans, changer de travail a été une évidence ainsi que la direction à prendre.

Si vous êtes perdu, cet exercice peut vous donner la direction à prendre. En tout cas, dans mon processus de bilan de compétences, cet exercice débloque souvent des situations et permet de clarifier ce qui porte vraiment la personne. SI vous avez envie de changer de travail, Il ne faut pas faire l’erreur de se précipiter sur une liste de métiers. Il est nécessaire de toujours se connecter à quelque chose de plus grand que soi.

« Pas une carte au monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas » Oscar Wilde

Si vous êtes en manque d’inspiration, vous pouvez consulter ce lien :

https://pourunecause.fr/causes

Épanouissement au travail : Qu’est-ce qui vous rend heureux ?

L’épanouissement au travail passe forcément par l’accomplissement de choses qui nous rend heureux me direz-vous. Mais êtes-vous capable de répondre facilement à cette question : qu’est-ce qui vous rend vraiment heureux ?

Je suis parfois surprise par la difficulté que certaines personnes ont à répondre à cette question. Les jeunes comme les adultes d’ailleurs peinent à dresser des listes de ce qui déclenche une émotion de joie chez eux. Et pourtant je leur pose la question de manière générale et non uniquement dans le cadre professionnel.

Vous pouvez vous sentir perdu dans le flot de la vie au point de ne plus être connecté à vos émotions, vos ressentis et ne plus savoir ce qui vous rend vraiment heureux.

Vous pouvez à un moment de votre existence, être tellement en mode automatique que vous avez perdu la notion de plaisir au profit de la notion de contrainte. Vous pouvez aussi vous laisser influencer par la société, les autres en général au point de ne plus savoir ce qui vous fait vibrer réellement.

Une scène du film « Just Married » avec Julia Roberts m’a marquée. A force de rencontrer des hommes différents et de faire des efforts d’adaptation à chacun d’entre eux, elle ne sait même plus comment elle aime la cuisson de ses œufs. Un jour elle les fait cuire de différentes façon et elle les goûte les uns après les autres pour savoir ce qu’elle aime vraiment, elle, débarrassée de toute influence extérieure. Ça parait tout bête mais vous êtes peut-être dans ce cas dans certains domaines.

Un moyen efficace pour vous reconnecter à votre nature profonde est de faire un saut dans le passé et de vous rappeler ce que vous aimiez lorsque vous étiez enfant : les activités que vous faisiez, ce qui vous procurait de la joie. Ne cherchez pas des choses compliquées. Parfois, face à ma question, on me répond : « Je ne faisais rien de particulier, je n’avais aucun don » ou « Je n’avais aucune activité en-dehors de l’école ».

Mais n’oubliez pas qu’un don n’est pas forcément une virtuosité au piano. Il peut être simplement le don de se faire des amis ou encore d’avoir de l’imagination. Et même si vous n’aviez pas d’activités périscolaires, l’école n’est-elle pas un fabuleux terrain de jeux qui permet d’observer les différentes personnalités ?

Pour ma part, je me suis rappelée à quel point j’adorais être la confidente de toutes mes amies et cela s’est poursuivie à l’âge adulte. Avant même d’être coach, mes amis me remerciaient pour mes « coaching » souvent sur le sujet du cœur. Je me suis aussi souvenue que j’étais un « boute-en-train » avec une capacité à entraîner les autres. J’arrivais à mobiliser une cour entière autour de jeux collectifs. Je me suis ainsi reconnectée à mon moteur intérieur et je me suis alignée à qui je suis.

Alors si vous êtes dans une démarche de bilan de compétences ou de réflexion personnelle sur votre orientation professionnelle, n’oubliez pas de faire appel à votre enfant intérieur pour vous reconnecter à votre source de plaisir, de bonheur.

Rallumez les étincelles dans votre cœur !

Un lien intéressant sur les leviers de l’épanouissement professionnel :

https://www.bloomr-impulse.com/blog/8-leviers-panouissement-professionnel-entreprise

Trouver sa voie professionnelle : Caprice ou nécessité ?

Je ne vais pas parler de ce temps où choisir un métier ne faisait pas partie des options. Le métier s’imposait, soit par tradition familiale, soit par nécessité.

Non, je vais parler de notre époque, où le choix de sa voie professionnelle est désormais possible mais intervient de plus en plus tôt, nous enfermant souvent, malheureusement, dans une case dont on n’arrive pas à sortir.

Et que se passe-t-il si nous essayons de bifurquer tout simplement parce que nous avons envie de trouver un métier dans lequel nous nous épanouissons ? Nous sommes confrontés à une société qui nous dit que nous sommes déjà chanceux si nous avons un travail et encore plus chanceux si nous gagnons un salaire correct. N’avez-vous jamais entendu des mots accusateurs ou simplement senti que l’on vous jugeait parce que vous recherchiez le bien-être au travail et non juste une rémunération ?

En tout cas, moi j’ai souvent culpabilisé. Bon il faut dire que je suis du genre à culpabiliser pour beaucoup de choses…J’ai culpabilisé d’avoir un travail intéressant, bien rémunéré et d’être pourtant malheureuse. J’étais en décalage avec mes collègues. Je ne les sentais pas particulièrement heureux, mais satisfaits de leur sort. Ils ne se posaient pas les questions existentielles qui tournaient en boucle dans ma tête. J’avais beau utiliser la méthode Coué, je ne cessais de me dire que je passais à côté de ma vie. L’expression même de « gagner sa vie » me hérissait le poil ! Gagner un salaire oui ! Mais gagner sa vie non ! D’autant que j’avais surtout l’impression de la perdre à petit feu…

J’ai donc changé très souvent de métier ! J’étais dans une sorte de quête permanente. Puisque je n’avais pas eu la chance d’être bien orientée étant jeune. J’ai choisi mes études et mon métier un peu par élimination. J’ai fait un Bac économique parce que je n’étais pas assez bonne en sciences, j’ai choisi des études d’économie parce que c’était un peu la suite logique de mon bac, j’ai choisi le marketing parce que rien d’autre ne me plaisait…

A chaque fois que j’ai changé de métier, mon entourage a essayé de me décourager en me projetant ses propres peurs. Tu es sûre ? Tu as un travail bien payé. Tu n’es pas raisonnable. Que veux-tu de plus ? L’herbe n’est pas plus verte ailleurs ! (Je suis sûre que celle-ci vous l’avez déjà entendue, non ?). Tu ne retrouveras pas un travail aussi bien payé !

Comment ne pas se sentir « merdeuse » avec ce flot de mots « d’adultes raisonnables ». Et si j’avais envie de vibrer voire de m’amuser tout en travaillant ? Si j’avais envie de me sentir à ma place ? N’en avais-je pas le droit sous prétexte qu’il fallait être sérieuse et responsable ? Et d’ailleurs pourquoi est-ce que tout cela ne pouvait pas cohabiter ?

Vous êtes-vous senti un jour comme moi ? Tiraillé entre votre côté raisonnable et votre partie « enfant » qui veut remettre du plaisir dans son quotidien ?

Dans tous les cas, pour ma part, trouver ma voie professionnelle n’a jamais été un caprice. C’était une nécessité ! Cet objectif a même été le grand sujet de ma vie, au point d’en faire mon métier et de contrebalancer une société un peu trop castratrice !

Je souhaite à tout le monde de trouver la voie qui lui correspond. Se lever tous les matins en étant léger et heureux d’aller travailler n’est pas la quête d’un enfant gâté. C’est la quête d’un adulte qui se respecte.