Bilan de compétences : Identifiez vos mentors 

Je vous livre ici l’une des techniques dans mon parcours de bilan de compétences.

C’est un moment en général très agréable parce qu’on se connecte à un émotionnel très positif.

Les questions sont : qui admirez-vous ? Cela peut être des personnes de votre entourage, des héros de BD ou de séries, des personnages célèbres. Et surtout pourquoi les admirez-vous ?

Identifier ses mentors n’est pas très difficile en général. Le pourquoi l’est davantage. Et c’est là que réside toute ma plus-value. Faire émerger les raisons et les liens avec ce qui est important pour la personne.

Lorsque j’ai effectué cet exercice pour la 1ère fois, c’était lors de ma formation en coaching il y a plus de 10 ans et je suis étonnée de constater que cela n’a pas bougé depuis. Je ne dis pas que ce n’est jamais le cas. Mais en tout cas les personnes ou personnages qui nous touchent à un moment de notre vie, j’ai tendance à dire que ce sera vrai pour le reste de notre vie. D’autres mentors peuvent néanmoins venir renforcer les rangs de ce que j’appelle notre « staff ressource ».

Et je me rappelle que lors de cet exercice, j’avais été surprise par ce qui avait surgi dans mon esprit spontanément. Alors que les autres évoquaient des noms comme Gandhi, Nelson Mandela, Sœur Emmanuelle, Pierre Rhabi, moi c’était … Indiana Jones, Ally Mc Beal, Julia Migenes Johnson, Maurice Béjart, Mr Gaston (mon prof de français au collège) et Mlle Musso (ma prof de maths au collège) … C’étaient les personnes et personnages qui m’avaient fait vibrer. J’avoue avoir été un peu dépitée de ne pas avoir cité de grands personnages.

Et comme j’avais été authentique dans mes réponses, j’avais trouvé sans mal les raisons pour lesquelles je considérais ces personnages comme mes mentors :

  • Indiana Jones, alias Harrison Ford me transportait par son goût pour l’aventure, son expertise dans son domaine, son sens de l’humour, son ingéniosité
  • Ally Mc Beal, alias Calista Flokhart, me touchait par son imagination, sa sensibilité, son expertise et son intelligence, sa franchise et sa capacité à s’entourer d’amis fidèles
  • Julia Migenes me subjuguait par son charisme, sa confiance en elle, son talent, la force qui se dégageait d’elle
  • Maurice Béjart me fascinait par sa créativité, son originalité
  • Mr Gaston était gravé dans ma mémoire par son humanité, sa gentillesse, sa capacité à faire rêver.
  • Melle Musso m’avait donné le goût des maths grâce à sa joie de vivre, sa gentillesse, sa grande pédagogie, son image de femme indépendante

En faisant cette analyse, je suis exactement retombée sur ce que j’avais déjà identifié comme important pour moi : l’expertise, la créativité, l’humour, la franchise, l’humanité, l’indépendance. Cela m’a renforcé dans mes valeurs et mes leviers de motivation.

Et pour finir cet exercice, la petite cerise sur le gâteau est d’imaginer le message que vous aimeriez entendre de toutes ces personnes. Je vous assure que quand vous l’aurez fait, vous vous sentirez pousser des ailes !

Vos mentors qu’ils soient fictifs ou réels constituent vos ressources dans lesquelles vous pouvez puiser à volonté tout au long de votre vie.

Dans le cadre d’un bilan de compétences, cet exercice est incontournable pour à la fois découvrir ses aspirations et les renforcer.

C’est d’ailleurs une question que vous pouvez avoir lors de vos entretiens de recrutement, donc autant y réfléchir avant. cf article ci-dessous

https://www.letudiant.fr/jobsstages/lettres-de-motivation_1/s-entrainer-aux-entretiens/quelle-est-la-personne-que-vous-estimez-le-plus-.html

Changer de voie professionnelle : Osez l’autobiographie

Lorsque j’accompagne une personne qui veut changer de voie ou trouver sa voie, je propose l’exercice de l’autobiographie. Et j’ai immanquablement des yeux ronds, des soupirs désespérés et des moues dubitatives. Et pourtant ! cet exercice est juste formidable et devrait être utilisé davantage, même en dehors d’un coaching en orientation professionnelle.

Notre culture, qui nous a enseigné la pudeur et l’humilité, nous empêche d’aller vers ce genre d’exercice facilement jugé d’égocentrique. Mais parler de soi, de ses valeurs, décrire ses qualités, évoquer ce qui est important pour soi est au contraire la meilleure façon de s’ouvrir vers l’extérieur, de donner une sorte de mode d’emploi pour mieux communiquer avec les autres.

Peut-être est-ce le terme d’autobiographie qui fait peur ou est difficile à comprendre. Les jeunes, principalement ont du mal avec cet exercice et se contente de me dire leur nom, leur âge, leur lieu de naissance et de vie, le nombre de frères et sœurs et c’est à peu près tout ce qu’ils arrivent à exprimer. Comme s’ils se résumaient à une sorte d’extrait de naissance.

Pourtant lorsque j’arrive à cet exercice, c’est généralement après de longues séances d’introspection, pendant lesquelles nous avons mis en évidence tout ce qui définit la personne et tout ce qui est important pour elle. Il y a donc de la matière pour le contenu.

Peut-être est-ce aussi l’écriture qui est un frein. Tout le monde n’a pas des facilités pour écrire. J’ai pensé à un moment le faire moi-même pour la ou le coaché. Mais j’ai réalisé que ce n’était pas lui rendre service. Cela ne mobilise pas de la même manière. Le faire soi-même permet de réaliser une synthèse, de dire ce que l’on a envie d’exprimer d’essentiel, de prendre du temps avec soi.

Plusieurs techniques sont possibles. Il faut juste trouver celle qui vous parle le plus en fonction de votre situation ou de votre sensibilité. Mais se projeter dans un scénario, quel qu’il soit, permet de ressentir les mots que l’on écrit.

  • Vous pouvez imaginer l’épitaphe que vous souhaitez voir inscrite sur votre tombe ou imaginer ce que vous souhaiteriez que les gens disent sur votre lit de mort ou lors de vos obsèques. Bon je vous l’accorde, ce n’est pas très réjouissant comme image mais c’est efficace !
  • Vous pouvez aussi vous projeter dans un entretien d’embauche ou encore dans une rencontre amoureuse pour laquelle vous avez envie d’exprimer à votre moitié tout ce que vous souhaitez qu’il ou elle sache de vous.
  • Soyez encore plus fou ! vous rêvez de faire partie d’un équipage qui va partir dans l’espace, et vous devez convaincre sur le bien-fondé de votre intégration dans l’équipe.

Une bonne autobiographie nécessite une introspection mais elle doit aussi être écrite avec le cœur. Il peut s’agir d’un autoportrait, du déroulé de votre vie de manière chronologique, de mémoires. La forme peut être un poème, un récit. Elle peut être écrite à la 1ère ou 3ème personne. A vous de décider du style.

A vos plumes ! Et ne soyez pas modeste !  Vous êtes bourrés de qualités et de talents ! Prenez-en juste conscience.

« Tout le monde est un génie ! Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il croira toute sa vie qu’il est stupide » Albert Einstein

Les tests de personnalité : Suffisants ou non ?

Les tests de personnalité fleurissent sur le net. Il est facile aujourd’hui d’accéder à toutes sortes de tests au demeurant intéressants pour certains. J’en utilise et je reconnais qu’ils m’aident à mieux cerner une personnalité.

Mais n’avons-nous pas trop tendance à ranger les personnalités dans des cases ?

Ces tests permettent de donner des grandes lignes et d’examiner les convergences, les récurrences. Ils ont le grand avantage de permettre un échange sur des traits de personnalité, de faire des liens avec les expériences de vie. Bien évidemment, je ne prends jamais pour vérité absolue les résultats des tests. Je demande à la personne si elle est d’accord avec le résultat. Si cela lui parle, comment peut-elle l’illustrer avec des exemples précis ? Je ne me fie pas à un test, à un algorithme. Tout l’intérêt d’un coach est justement de décrypter les résultats et de faire émerger de la personne elle-même ses traits de personnalité, car qui mieux qu’elle se connaît ?

Mais ce que je préfère par-dessus-tout, c’est demander une chose très simple : interroger les proches.

Par pudeur, timidité, humilité on ne pense pas à demander à sa famille, ses amis, ses collègues ce qu’ils pensent de nous. Leur demander simplement quelles sont nos qualités, nos talents, ce que pour quoi ils feraient appel à nous s’ils avaient besoin de quelque chose. On peut avoir peur de les embarrasser ou de paraître égocentrique. Et pourtant, la réalité est toute autre. En général, cet échange est même très bien vécu.

Au-delà de la mine d’information, chacune des personnes que j’ai coachées est revenue nourrie par cet exercice. Certains ont reçu de vraies déclarations d’amour de la part de leurs parents, amis. Il est tellement rare, dans notre culture, de se complimenter, de prendre le temps de renvoyer à l’autre la façon dont on le voit (je parle de la vision positive de la personne).

Vous pouvez me dire que ce n’est que l’image que les autres ont sur vous et que ce n’est pas forcément la façon dont vous vous voyez. D’après Jung, c’est le Persona, le masque, la part de la personnalité qui organise le rapport de l’individu à la société, la façon dont chacun doit plus ou moins se couler dans un personnage socialement prédéfini afin de tenir son rôle social. En général, les personnes se reconnaissent dans l’image que les autres leur renvoie. Mais parfois, certains sont surpris sur certains traits de caractère qu’ils n’avaient pas vraiment identifiés ou qu’ils ne s’autorisaient pas à reconnaître. Et il est justement très intéressant de voir la distorsion entre ce Persona et l’image que la personne a d’elle-même. Ce simple exercice donne lieu à des discussions passionnantes qui permettent d’en apprendre énormément sur soi.

Donc bien sûr que non, les tests de personnalité ne sont pas suffisants. Ils ne sont qu’un outil parmi d’autres et offrent l’intérêt d’une base de discussion.

Osez demander à vos proches comment ils vous perçoivent ! Vous en sortirez grandement enrichi.

Vous pouvez aussi faire ce test qui est intéressant :

https://www.idrlabs.com/fr/test.php