La clé pour trouver sa voie professionnelle

La clé pour trouver sa voie professionnelle

Construire sa route par petites expériences

Si vous avez trouvé votre chemin professionnel dès votre plus jeune âge ou que vous l’avez trouvé dès le 1er essai après un changement de direction, vous êtes chanceux et surtout soyez plein de gratitude pour ce qui vous a été donné découvrir sans mal. Parce que la plupart du temps, ce n’est pas le cas.

La Première question à se poser est : A-t-on un seul itinéraire ?  Y-a-t-il un seul métier qui nous correspond ?

Pour ma part, je ne le pense pas. Je crois que nos talents peuvent être exploités dans de nombreuses activités et que nos goûts peuvent être multiples. Je crois que plusieurs métiers peuvent parfaitement nous correspondre et que nous pouvons avoir plusieurs vies en prenant à chaque fois autant de plaisir.

Peut-être avez-vous trop d’idées et que vous avez envie de tout faire, voire vous sentez capable de tout faire ! Ou au contraire, vous séchez. Vous n’avez pas conscience de vos talents et ne savez même plus ce que vous aimez vraiment. Dans un cas comme un autre, seule l’expérimentation peut vous sortir de votre impasse.

Dans un cas comme dans l’autre, vivre en grandeur nature le projet ou les projets est riches d’enseignements et permet d’affiner en avançant toujours plus vers sa nature profonde.

Exemple

Rien de mieux qu’un exemple pour illustrer mes propos. Je vais vous parler de Marine qui a fait des études commerciales dans une grande école parisienne et qui a commencé sa carrière en étant que Trader pour le pétrole. Elle a vécu des années à 100 à l’heure et cela lui convenait parfaitement. Ce métier répondait à ses besoins de résultats rapides, d’excellence. Elle gagnait très bien sa vie. Mais un cancer est venu stopper sa course. Guérie, elle en est sortie transformée avec une nouvelle vision de la vie. Elle est retournée travailler mais alors qu’avant elle s’éclatait, elle se trouvait en souffrance et ne trouvait plus de sens dans ce qu’elle faisait. Elle chercha donc à se reconvertir et elle eut 3 idées, 3 scénarios possibles :

  1. Elle était douée pour le commercial et la mise en relation donc elle pensa mettre ses services au profit d’une association.
  2. Elle s’était aussi découvert un goût pour la naturopathie, le soin aux autres.
  3. Enfin, elle aimait depuis toujours la musique. Elle composait des morceaux et elle envisageait de faire de ce hobbie son métier.

En décidant d’explorer chacune des pistes et après enquêtes et mises en situation, elle réalisa que le projet 2 nécessitait une formation longue et que le projet 3 était trop incertain. Marine trouva une association qui permettait aux femmes atteintes de cancer de se reconstruire. Ils cherchaient un responsable des partenariats. Cela tombait à pic et Marine sauta sur l’occasion en pensant que sa voie était là. Elle n’abandonna pas pour autant la musique, et elle se forma parallèlement à différentes thérapies. Elle fut épanouie pendant quelques années. Mais arriva un moment où elle eut besoin de nourrir davantage son besoin de soigner et de se relier aux autres. Elle s’installa donc en tant que thérapeute et se sentit vraiment à sa place durant 5 ans. A un moment elle sentit qu’il lui fallait encore changer quelque chose et c’est la musique qu’elle a introduit dans sa vie professionnelle en devenant musicothérapeute.

Le chemin est aussi important que le but

Comme vous le voyez, elle a avancé étape par étape. Elle avait identifié plusieurs options et finalement toutes étaient valides car chacune d’elles lui correspondait. Elle a construit sa route par petites expériences qui l’ont emmené petit à petit vers ce qui résonnait le plus pour elle. Et elle l’a fait avec pragmatisme, ce qui a répondu à son besoin de sécurité.

Donc soyez productif en idées ! Plus vous en aurez, plus vous aurez de chances de cheminer dans la bonne direction. Et n’hésitez pas à vous lancer, à poser la première pierre, puis la deuxième…

Le chemin se fait en marchant !

Si vous avez besoin de vous documenter sur des métiers, voici quelques liens intéressants :

https://www.studyrama.com/formations/fiches-metiers

https://www.onisep.fr/Decouvrir-les-metiers

https://www.cidj.com/metiers/metiers-par-secteur

Comment quitter un CDI m’a rendue heureuse ?

Comment quitter un CDI m’a rendue heureuse ?

Le CDI, le GRAAL des temps modernes

Aujourd’hui, le CDI est le Graal de la sécurité, le sésame des prêts bancaires, le vœu de tous les parents…

Je reconnais avoir succombé aux sirènes de son chant ! Finalement, c’est tellement confortable d’avoir un salaire qui tombe tous les mois, d’avoir un cadre structuré, des avantages sociaux, des collègues avec lesquels échanger au quotidien.

Mais comment ne pas écouter mon mal-être qui était présent lorsque le réveil sonnait, quand je me retrouvais dans les bouchons, lorsque j’arrivais dans mon bureau qui avait vue sur les tours de la Défense, que j’étais à nouveau dans les bouchons du retour, lorsque je dînais et que je réalisais qu’à part travailler et rouler en voiture, je n’avais rien fait d’autre de ma journée et que je n’avais qu’une hâte c’était d’aller me coucher pour recommencer le même scénario le lendemain. J’avais l’impression d’être malgré moi dans le film « Un jour sans fin » !

Ce mal-être a duré de nombreuses années. Parce qu’à vrai dire, il était tout à fait supportable. Du moins, je me convainquais qu’il l’était. J’ai toujours été incapable d’agir sur un coup de tête. J’ai un fonctionnement avec un processus mental qui permet aux idées d’arriver lentement à maturation.

Évitez les coups de têtes !

Il est là le sens de mon propos. Si vous ne vous sentez pas bien dans votre travail, Il est parfois nécessaire de prendre le temps et de ne partir sur un coup de tête. Je dis bien parfois parce que dans certains cas il peut être vital de s’extirper très vite d’une situation toxique. Mais lorsque c’est possible car supportable, prenez le temps d’analyser votre situation. Mettez-vous en état de conscience pour comprendre pourquoi vous n’êtes pas heureux(se). Parfois, cette démarche vous permettra de prendre du recul ou de modifier certaines choses qui suffiront à vous sentir mieux sans avoir à opérer de changements radicaux. Parfois, la solution peut être extérieur au travail. Renouer avec une passion, faire du bénévolat ou même avoir une activité secondaire peut vous aider à appréhender différemment votre travail.

Et si malgré votre analyse, votre changement d’état d’esprit ou autres modifications, vous vivez toujours mal votre vie professionnelle, alors surtout n’hésitez pas : Sautez le pas !

C’est ce que j’ai fait après de longues années de cogitation. Et le jour où j’ai sauté dans le vide, malgré la peur de l’inconnu, j’étais tellement sûre de moi, que je n’ai pas tergiversé. J’ai fermé la porte du CDI sans scrupule et surtout soulagement ! Nos peurs grossissent les traits. Nous sous-estimons notre capacité d’adaptation et de rebond. On peut encore ne pas être complètement à notre place après notre changement. Et alors ? C’est en faisant, en cheminant, en expérimentant que vous irez à la rencontre de vous-même. En vous confrontant à vos peurs, en sortant de votre zone de confort vous apprendrez 100 fois plus qu’avec un stage de développement personnel.

En tout cas, depuis que j’ai quitté mon CDI, je me sens enfin vivante tout simplement. Je sais que je me suis accrochée autant que je le pouvais et qu’il était temps de me respecter, de choisir d’être heureuse plutôt qu’en sécurité.

Voici des exemples de questions à se poser

Check-list des questions à vous poser avant de changer de job